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Pétition Nice, musée du Palais Lascaris : une collection d’instruments anciens à la dérive ?

Pour:Maire de Nice

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Nice, musée du Palais Lascaris : une collection d’instruments anciens à la dérive ?

A tous les amateurs des instruments anciens, musicologues et organologues : si vous soutenez notre action, nous vous prions de bien vouloir signer cette pétition et de la communiquer largement. Vous pouvez aussi envoyer une lettre à Mr Le Député Christian Estrosi /Maire de Nice / 5 rue de l’hôtel de Ville / o6364 Nice cedex 4, en indiquant votre nom, vos titres ou qualités, votre adresse, ou un mail au lien suivant :
http://contact.nice.fr/index.php?mode=ecrireaumaire
A tous, merci !

De nombreux chercheurs et musiciens connaissent la collection des instruments anciens du palais Lascaris, issue du Legs, en 1904, de tous les fonds musicaux (instruments, livres sur la musique, éditions originales partitions, autographes) d’Antoine Gautier, musicien fondateur d’un quatuor dont il fêta le soixantième anniversaire, et dont toute l’Europe musicale connaissait ou fréquentait le salon. Enrichies par les acquisitions et dons successifs, les collections du palais Lascaris comprennent de rarissimes instruments comme la basse de viole de William Turner (Londres, 1652) ou la sacqueboute d’Anton Schnitzer (Nürnberg, 1581) et tiennent le second rang des collections instrumentales françaises.

La collection a subi nombre de vicissitudes et déménagements : Musée Jules Chéret en 1904, Musée Masséna en 1922, Conservatoire de Musique en 1955, réserves de l’abbaye de Roseland, retour au musée Masséna, dans les réserves…

Enfin, le conseil municipal décide en 1996 son installation définitive dans le cadre baroque du Palais Lascaris. Dès lors, sous la direction éclairée de son conservateur, l’administration affecte au musée les services d’un musicologue et organologue de renom, Mr Robert Adelson. Très vite, la qualité du travail scientifique, la richesse des expositions, des animations musicales, des publications, l’accueil de nombreux chercheurs, fidélisent un public de plus en plus nombreux, enrichissant les collections par de remarquables dons, attirant de même le dépôt de fonds précieux : fonds Ad libitum (instruments à clavier anciens dont un piano en forme de clavecin Erard 1790 en état de jeu) et fonds Axa (propriétaire des fonds Erard-Pleyel-Gaveau : tableaux, documents, registres, instruments, ainsi qu'un immense fonds de correspondance inédite de Busoni, Cherubini, Fauré, Gounod, Liszt, Massenet, Mendelssohn, Moscheles, Paderewski, Prokofiev, Ravel, Saint-Saëns, Thalberg, Widor…).

L’exposition d’accueil du fonds Axa s’accompagnait de la création d’une salle Gautier, les vitrines du palais présentant un ensemble fourni des instruments les plus représentatifs du fonds Gautier. Se trouvaient ainsi valorisées officiellement les collections propres du palais Lascaris, qui assuraient dès lors le rayonnement international du musée des instruments de musique de Nice.

Enfin, convaincu par la qualité scientifique et la riche animation du lieu, Mr Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France, accordait au palais Lascaris le dépôt du fonds Tissier-Grandpierre, importante collection d’instruments anciens, particulièrement célèbre pour sa précieuse série de harpes.

Depuis 2012, les niçois voient avec stupéfaction la suppression de tous les fruits d’une politique aussi remarquablement conduite : mise à l’écart du conservateur-organologue, annulation des dépôts Axa et Ad Libitum, limitation ou refus d’accès aux chercheurs internationaux, arrêt, selon toute apparence, du programme scientifique, des publications, des programmes d’acquisitions et de restauration, raréfaction des auditions pour les instruments jouables de la collection. On peut aujourd'hui craindre que le Palais Lascaris et les instruments soient prochainement affectés à des rôles davantage décoratifs qu'organologiques.

Nous soulignons que, depuis l’exposition de la collection Gautier au musée Masséna (1935) toutes les expositions d’instruments ont attiré en grand nombre le public niçois (collection de clavecins Michael Thomas, sous le patronage du Rt Hon. Edward Heath 1977-cette exposition connut la fréquentation la plus élevée des musées de Nice, après le musée Chagall-, automates musiciens de Jacques Damiot, 1978, expositions du palais Lascaris : Erard et l’invention de la harpe moderne, 2011 ; le clavier vivant, 2012, pour n’en citer que quelques-unes…).

Les niçois et leurs amis étrangers seront-ils ainsi privés de leur bien commun ? Seront-ils seulement consultés dans une cité de liberté culturelle ? Le dépôt de la collection Tissier-Grand-Pierre consenti par l’Institut de France va-t-il connaître le même sort que ses prédécesseurs ? Ou bien les collections issues du legs Gautier devront-elles recommencer, comme le vaisseau fantôme, leur navigation sans fin ?

Devant la situation périlleuse des collections d’instruments de Musique du palais Lascaris, Nous soussignés exprimons aux responsables niçois nos plus vives inquiétudes, et les prions d’entendre attentivement notre appel.


Les signataires

Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.
Au cas où vous auriez une question pour l’auteur de la pétition, vous pourrez l’envoyer par l’intermédiaire de cette page de contact

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