Libres MarianneS défend le numéro
Unique pour les femmes.
222
Actuellement, il est à constater qu’un grand nombre de femmes ne connaissent pas leurs droits, mais surtout qu’elles sont souvent dans l’ignorance des différents organismes existants sur la place publique.
Un grand nombre d’entre elles ont besoin d’aide au quotidien:
Effectivement tout existe déjà, mais nous ne savons pas en cas d’urgence, ni où, ni comment chercher les organismes de soutient juridique, du droit des femmes, de la famille, d’éducation, de la santé, SOS femmes battues, ….ETC.
Un numéro simple de synthèse gratuit permettrait en un éclair à une femme en difficulté d’avoir accès aux multitudes de services existants ;
Une étude réalisée par nos soins a relevé plus d’une centaine de numéros nationaux et régionaux relatifs à l’aide aux femmes.
La question du numéro d’appel aux femmes se pose dans les termes de réponse d’urgence pour les femmes en détresse physique et psychologique.
Pour sortir du silence et de la spirale de la violence, il faut connaitre ses droits.
Les pourcentages des violences conjugales constituent, pour les femmes de 16 à 44 ans, la principale cause de décès et d'invalidité, avant le cancer ou les accidents de la route.
Ces violences ne sont l'apanage ni d'une culture, ni d'une classe sociale, ni d'un groupe particulier de femmes. La seule loi universelle en la matière semble être celle du silence. Et d'abord le silence des victimes elles-mêmes.
Une femme qui sort du silence s’éloigne de son sentiment de culpabilité. Actuellement, seules les démarches administratives lui permettent de faire appliquer les textes.
Si les policiers, juges, travailleurs sociaux et professionnels de santé jouent un rôle crucial dans la décision de sortir de l’enfer et même si les associations diffusent des fiches pratiques permettant aux professionnels de déceler les violences, il n’est pas toujours facile de trouver le renseignement d’urgence au bon moment, au bon endroit.
L’appel au 3919 est la révélation du fait immédiat, il doit rebondir sur un réseau de mise en relation d’aides matérielles, morales et juridiques rapides et efficaces.
Répondre aux femmes en détresse, c’est leurs permettre de retrouver rapidement une autonomie de droit qu’on leurs conteste.
Toutes formes de violences confondues, ce sont près de 1,1 million de femmes de 18 à 60 ans qui ont été victimes de violences en France, en 2005 ou 2006. Et c’est bien de violences - au pluriel - dont il faut parler tant ce phénomène est multiforme (violences physiques, sexuelles, morales, psychologiques, verbales…). Elles n’épargnent aucun âge et peuvent survenir partout (dans la famille, dans la rue, au travail).
Pourtant les chiffres exacts et l’ampleur de ces violences restent méconnus car le nombre de plaintes enregistrées par les services de police et de gendarmerie ne peut refléter à lui seul la réalité de la violence vécue par les femmes au jour le jour. Par crainte des représailles, par honte, par méconnaissance de leurs droits, par peur de perdre la garde de leurs enfants et d’affronter un parcours juridique long et émotionnellement pénible…, les femmes, bien souvent, gardent pour elles, cette vérité trop dure à dire.
Moins de 9% des femmes portent plainte pour violences conjugales ou, pour violences hors ménage.
La politique active de lutte contre les violences faites aux femmes et les campagnes d’information et de sensibilisation ont toutefois favorisé, ces dernières années, l’augmentation des plaintes.
Les violences faites aux femmes se nourrissent des stéréotypes de la société, de la banalisation des propos sexistes, de l’indifférence de chacun qui conduisent au déni ou à la sous-estimation des souffrances vécues, ce qui est une souffrance supplémentaire pour la femme.
Décider de sortir de la spirale de la violence n’est pas simple. Il faut que la femme prenne conscience de la gravité des faits et il lui faut trouver en elle le courage d’agir, de s’extraire du monde dans lequel elle vit (sa famille, son couple, son travail…).
Il lui faut enfin affronter des difficultés de toutes sortes, psychologiques comme matériels. Elle ne peut le faire seule… Pour que la femme puisse oser franchir la porte d’un commissariat, il lui faut la bienveillance de l’opinion publique, le soutien de son entourage, le courage des témoins, la compréhension des professionnels et l’aide de l’Etat.
Notre numéro pour les femmes donne le courage de sortir de l’ombre plus facilement, il n’y a pas de détour, c’est une simplification du système administratif, qui est un véritable parcours du combattant.
Une femme mourait tous les 4 jours sous les coups de son compagnon, d'après une enquête publiée par le ministère délégué à la cohésion sociale, en 2005. Ce chiffre est passé à deux jours et demi en 2011.
Une sur dix déclarait avoir été victime de violences conjugales au cours de l'année 1999, selon une enquête demandée par le secrétariat d’état aux droits des femmes.
Libres MarianneS cherche à répondre à cette fulgurante accélération en proposant la solution de créer un numéro d’urgence téléphonique.
Un numéro UNIQUE le 222 permettrait d’aboutir à une centrale téléphonique de renseignements locaux, régionaux, puis nationaux pour toutes femmes en difficulté sur le sol français (France et département d’Outre-mer).
Ce numéro ne doit pas être en compétition avec les numéros existants, mais il doit être le point de départ d’un système d’entre-aide, de mise en relation avec les milieux associatifs, les services administratifs.
Pour :
-les violences faites aux femmes
- la santé et le soutien psychologique ou psychiatrique
- l’aide au logement et financière
- le service d’aide juridique
Pour ne plus à avoir à chercher le bon numéro, aidons les femmes …..
Les signataires